Action du mois de janvier 2018

Action du mois de janvier 2018 : La sécheresse et ses conséquences dans la région de Tiruvannamalai (Inde du Sud)

L’Inde est un immense pays. La superficie de l’Inde du Sud représente +/- 21 fois celle de la Belgique, et celle du Tamil Nadu +/- 4 fois celle de la Belgique.

Aussi on peut donc difficilement évoquer « son » climat, d’autant plus que le changement climatique a aussi des conséquences en Inde.

Le climat en Inde du sud, comme dans les pays tropicaux, est caractérisé par une période sèche et une période humide (mousson).

Au Tamil Nadu, la période sèche court de décembre à mai. La période humide est quant à elle courte, principalement de octobre à novembre, avec parfois de grosses averses en décembre.

La moyenne des chutes d’eau est

Moyenne des chutes d'eau en Inde du Sud

Si la mousson en 2016 a occasionné des inondations sur Chennai et Pondicherry il en a été tout autrement à Tiruvannamalai. Depuis 3 ans, cette région connaît à peine la saison des pluies.

Pour exemple, en ce 15 novembre 2017 il n’est tombé que 30 mm d’eau depuis le début de la saison.

Carte de l'Inde du Sud

Voici ce que nous écrit Rosario, Directeur de POPE ce 15 novembre :

« Merci pour vos messages de soutien concernant la sécheresse dont nous souffrons.

Actuellement, la mousson d’Asie du Sud frappe le Tamil Nadu. Mis à part sur la ceinture côtière, il ne pleut pas assez.

Dès maintenant, nous pouvons évaluer le niveau de la réserve d’eau du nord de Tamil Nadu après quelques mois de la saison des pluies.

Dans les Jawadhu Hills, nous ne recevons que peu d’eau des puits forés, même après les pluies; cela prouve que le niveau de l’eau souterraine ne s’est pas beaucoup amélioré.

A Chennai, Cuddalore et Kanchipuram, le système de récolte d’eau de pluie n’est pas développé, donc l’eau va dans l’océan.

Dans le nord de Tamil Nadu, en particulier à Thiruvannamalai, Vellore, le district de Dharmapuri, l’eau que nous recevons maintenant n’est qu’à 30 mm, ce qui n’est pas beaucoup.

Merci beaucoup pour votre inquiétude et votre intérêt pour nous. Bien à vous… »

La région connaît une grande sécheresse : depuis avril 2017 les nappes aquifères sont à sec, plus une goutte d’eau dans les puits… la sécheresse de Tiruvannamalai a été reconnue la plus importante de l’Inde du Sud et calamité naturelle par les autorités indiennes.

Puits à sec

L’eau est vendue à prix d’or, jusqu’à 6 fois le prix normal… !

Les centres POPE sont au milieu de ce territoire et Rosario doit acheter l’eau pour subvenir aux besoins des enfants par camion (il faut compter 7.500 Rs par mois et par centre).

Les arbres fruitiers plantés pour nourrir les enfants n’ont pas, pour la plupart, résisté au manque d’eau.

Arbres fruitiers morts

A cet état d’urgence est venu s’ajouter une autre calamité : cette grande sécheresse ayant poussé les personnes les plus pauvres à stocker l’eau qui leur parvient par camion, dans des lieux de stockage inadéquats ce qui a engendré la prolifération d’innombrables moustiques.

Cette situation a occasionné une épidémie de dengue qui met en péril la vie de nombreuses personnes, notamment des enfants (il est à déplorer la mort de 4 enfants sur quelques jours en ce début de mois de novembre).

Il semble donc impératif de construire sur les différents sites de POPE, des citernes adaptées pour stocker dans les meilleures conditions d’hygiène et de conservation des réserves d’eau (eau récoltée sur les bâtiments quand il pleut ou eau achetée pour les besoins immédiats).

Il y a urgence car ce n’est pas demain que les puits se rempliront d’eau et la vie de 450 enfants dépend de ce projet.

Pour construire les citernes, il nous faudrait encore 5.000 € sur les 12.411 € que coutait l’ensemble des citernes.

Livraison d'eau pour les citernes

Je me permets donc de lancer un appel à la générosité des amis d’Enfants du Monde pour soutenir ce plan d’action.

MERCI du fond du cœur pour les dons que vous voudrez bien verser au Compte n° BE91 2700 2853 0076 avec la communication « des citernes contre la sécheresse pour POPE » ou « ACM N° 287 »