Action du mois de juillet 2016

Action du mois de juillet 2016 : L’école de GONAÏVES des Sœurs Salésiennes (Haïti)

Dans le journal précédent, je vous parlais de notre coup de cœur en Haïti pour l’école St Jean l’Evangéliste à Gonaïves…

« Gonaïves, là se trouve le plus pauvre de tous nos couvents de par le monde » m’avait dit la Mère Générale des Sœurs Salésiennes.

Gonaïves, petite ville côtière, chaude et poussiéreuse du nord d’Haïti.

Ici comme partout en Haïti, une soif de vivre à toute épreuve, une population qui, tous les jours, rassemble toutes ses forces pour tenter de se construire un avenir meilleur.

Durant plus de deux heures, sous un soleil brûlant, nous tournons en rond pour trouver l’Ecole St Jean, école perdue dans un bidonville des faubourgs de la ville.

Trois petites sœurs malgaches, Marthe, Justine et Bertile nous accueillent, un peu ébahies…

Les religieuses de Gonaïves

Qui sommes-nous ? Quelle raison nous y amène ? Qui nous a parlé d’elles ? D’où venons-nous ?

Apparemment, l’endroit ne doit pas être visité souvent !

Nos trois petites sœurs s’affairent autour de nous, s’agitent, babillent, elles sont joyeuses de cette visite inattendue.

Nous apprenons qu’à elles trois, elles :

gèrent une école de 490 élèves qui viennent tous du bidonville, 3 classes préscolaires, 6 classes fondamentales et elles souhaitent ouvrir une classe de secondaire car leurs filles qui sortent du primaire et qui traînent désœuvrées dans le bidonville se retrouvent souvent enceintes,

visitent les malades du bidonville,

visitent les familles, afin de se tenir au courant de la situation familiale de leurs élèves.

Ici, la situation des enfants est à peu près la même partout : parents sans travail, pas de terrain pour cultiver, les mamans font du porte-à-porte afin de vendre quelques marchandises qu’elles transportent sur la tête ou dans des brouettes et ce dans le seul but de pouvoir nourrir leurs enfants.

Ce qui nous amène au défi auquel doivent faire face tous les jours nos trois petites sœurs : NOURRIR LEURS 490 ENFANTS.

Car ici, on vient à l’école pour étudier… peut-être, mais pour avoir un repas… sûrement.

Des enfants de l'école de Gonaïves

« Nos enfants sont intellectuellement faibles et si leurs parents ne sont pas convaincus de la nécessité de leurs études, nous, nous sommes convaincues de l’importance de l’éducation pour leur vie future et nous les attirons à l’école par le repas que nous offrons. Nous devons donc instruire et nourrir ! », nous confient les sœurs.

Pour la nourriture, le PAM (Programme Alimentaire Mondial) fournissait le riz, le maïs, les pois et le blé jusqu’à l’an dernier…

Maintenant, ils ont stoppé leur aide à toutes les institutions privées.

Trouver l’argent pour nourrir les enfants est dès lors devenu un combat de tous les jours.

« Nous mendions auprès des familles du bidonville un peu plus riches et auprès de notre couvent et de nos familles de Madagascar ».

Madagascar doit les aider… Cela me glace le sang car c’est le pays le plus pauvre que j’ai visité

Les  bidons-villes à Haïti

Actuellement, les enfants reçoivent uniquement un peu de riz. Lentilles et poissons seront pour des jours meilleurs…

Les jours meilleurs, c’est nous qui pouvons les leur offrir.

Si le peuple malgache peut les aider, alors nous, les petits Belges qui tous les matins préparons avec amour les collations de nos petites têtes blondes ou brunes, nous ne pouvons pas rester insensibles à l’appel des enfants d’Haïti qui nous réclament juste une portion de riz avec quelques légumes…

Un petit bol de riz qui sera la seule nourriture de toute leur journée !

Les sœurs nous ont dit : « Nous ne pouvons pas attendre midi pour les nourrir, dès 10h les ventres crient famine… donc le riz est servi dès 10h et souvent nous voyons l’un ou l’autre enfant glisser de la nourriture dans sa poche pour pouvoir la partager à la maison ».

Nourrir un enfant revient à 3€ par mois !

Qui d’entre nous n’a pas 3€ par mois à donner ?

Je sais que ma demande tombe mal, nous sommes en période de vacances et la rentrée est proche… mais quand même, 3€ par mois, impossible vraiment ?

Ces petites sœurs ont 490 enfants à nourrir et la moitié arrive à payer ces 3€.

Il ne nous reste plus qu’à trouver l’argent pour les 245 autres enfants, c’est possible, j’en suis persuadée.

Voilà, je vous ai tout dit je crois…

Je sais que grâce à vous nous allons arriver à trouver l’argent nécessaire pour nourrir ces enfants et, d’avance, je vous remercie du fond du cœur.

Deux possibilités pour les aider : faire un DON sur le compte No BE91 2700 2853 0076 avec, en communication, « L’école de Gonaïves – Sœurs Salésiennes Haïti » donner un ORDRE PERMANENT mensuel à votre banque en mentionnant, en communication, « Parrainage No 506 ».

A tous, bel été, bonnes vacances et… joyeuse rentrée !

Maud Richoux