Action du mois de mars 2017

Action du mois de mars 2017 : L’école de GONAÏVES des Sœurs Salésiennes (Haïti)

Petit rappel de notre article passé dans le journal de juillet 2016 concernant l’école de Gonaïves à Haïti.

Le but de l’appel était d’obtenir l’argent nécessaire pour offrir un repas par jour aux enfants.

« Gonaïves, là se trouve le plus pauvre de tous nos couvents de par le monde » m’avait dit la Mère Générale des Sœurs Salésiennes.

Ici, la situation des enfants est à peu près la même partout : parents sans travail, pas de terrain pour cultiver, les mamans font du porte-à-porte afin de vendre quelques marchandises qu’elles transportent sur la tête ou dans des brouettes et ce dans le seul but de pouvoir nourrir leurs enfants.

Ce qui nous amène au défi auquel doivent faire face tous les jours nos trois petites sœurs : NOURRIR LEURS 490 ENFANTS.

Les religieuses de Gonaïves

Car ici, on vient à l’école pour étudier… peut-être, mais pour avoir un repas… sûrement.

« Nos enfants sont intellectuellement faibles et si leurs parents ne sont pas convaincus de la nécessité de leurs études, nous, nous sommes convaincues de l’importance de l’éducation pour leur vie future et nous les attirons à l’école par le repas que nous offrons. Nous devons donc instruire et nourrir ! », nous confiaient les sœurs.

Elles nous disaient aussi : « Nous ne pouvons pas attendre midi pour les nourrir, dès 10h les ventres crient famine… donc le riz est servi dès 10h et souvent nous voyons l’un ou l’autre enfant glisser de la nourriture dans sa poche pour pouvoir la partager à la maison ».

Vous avez répondu généreusement à notre appel, et tous les enfants reçoivent maintenant un repas le midi.

La nouvelle du repas gratuit a amené plus de 150 nouveaux élèves à venir s’inscrire à l’école.

Nos braves petites sœurs se sont vite retrouvées dépassées

Des enfants de l'école de Gonaïves

Locaux trop petits, professeurs insuffisants,… mais rien n’altère leur dynamisme, elles ont trouvé les profs, fait établir les devis, récolté des fonds à la paroisse ; reste quand même à trouver 14.000€ pour terminer la construction des nouvelles classes (dont 2 classes de secondaire).

4.130€ ont été versés par tous les cercles des étudiants de l’ULB.

Reste à trouver les 10.000€ restants

Et je me permets une fois de plus de faire appel à votre générosité.

Si nos jeunes étudiants ont réussi à nous verser de leur caisse plus de 4.000€ je suis persuadée que nous pourrons, « nous », trouver les 10.000€ manquants… Non ?

L’école terminée nous allons pouvoir diminuer le nombre d’enfants par classe, nous allons aussi et surtout donner la chance à des dizaines de petites gamines d’une douzaine d’années de pouvoir poursuivre l’école, elles échapperont ainsi à des grossesses précoces…

Les  bidons-villes à Haïti

Car c’est ce qui attend la plupart d’entre elles quand, par faute d’école, elles traînent dans leur bidonville !

Vous me direz : « Et après, comment nos petites sœurs vont-elles nourrir tout cela ? ».

Là, plein de projets sont en cours, tout un groupe d’étudiants va tenter de prendre la relève dans leurs cercles…

L’effet boule de neige… j’y crois !

Vous savez, notre jeunesse est merveilleuse, c’est notre avenir… et il est en de bonnes mains !

Merci de bien vouloir verser vos dons au compte n° BE91 2700 2853 0076 avec la mention « L’école de GONAÏVE (HAÏTI) ».

Maud Richoux