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Page des projets d'Enfants du Monde au Népal

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Népal secours

Environ 22 millions de personnes vivent au Népal, un pays grand comme trois fois la Belgique : 800 km d’est en ouest et 250 km du nord au sud, il fait figure de petit poucet par rapport à ses puissants voisins.

Logé en plein cœur de l’Himalaya, entre la Chine (Tibet) et l’Inde, c’est un pays avec de larges plaines et de profondes vallées dont celle de Katmandou, la Capitale, à 1.300 m. d’altitude. Le climat y est tempéré, chaud et humide.

Le peuplement est hétérogène : le Népal a connu pas mal « d’invasions » qui se sont succédées au fil du temps : il y a des populations d’Hindous, des Tibétains, des Mongols au milieu d’anciennes tribus népalaises comme les Khasas.

Pays merveilleux sur le plan de la nature, il l’est beaucoup moins sur le plan du développement : manque d’infrastructures (il n’y a, par exemple, qu’une seule ligne de chemin de fer), c’est un pays enclavé sans beaucoup de ressources, sinon agricoles. Comme en Inde, on y cultive surtout du riz (deux récoltes par an), du maïs, du blé, du millet, des pommes de terre… et on y élève des moutons, des chèvres, des yacks… et c’est à peu près tout. La principale ressource reste le tourisme, ce qui est bien sûr aléatoire…

C’est la première fois qu’ ENFANTS DU MONDE participe à un projet de développement au Népal. Il le doit à Monsieur André Mochamps de Seraing qui a découvert ce pays, fin des années 80, lors d’un trekking sur l’Anapurna. Il prend conscience alors de la pauvreté des Népalais : malnutrition, absence d’hygiène avec son cortège de maladies, analphabétisme… C’est le déclic pour ce cadre d’une grande banque belge : « J’ai voulu aider les Népalais, me décarcasser pour eux ».

Il quitte la banque pour se consacrer, à plein temps, à l’association humanitaire « Népal-Secours ». Dans un premier temps, il récolte des fonds avec, comme objectif, bâtir une école. Quinze ans plus tard, six écoles sont construites, elles accueillent aujourd’hui 702 élèves. « Mais je n’ai pas voulu me limiter à l’éducation des enfants, nous explique Monsieur Mochamps. Dans le petit village de SARANKOT, près de la ville de Pokhara, les femmes analphabètes ont également la possibilité de suivre des cours de lecture, d’écriture et de calcul. »

Malheureusement, SARANKOT a connu un gros contretemps l’an dernier; la mousson a causé énormément de dégâts. Le mur d’une des écoles s’est effondré et 140 élèves se sont ainsi retrouvés sans toit.

C’est ici qu’ ENFANTS DU MONDE intervient : nous avons accepté d’aider l’Association « Népal-Secours » à reconstruire cette école et nous avons décidé, dès à présent de lui verser 1.500 €. En effet, ce projet correspond parfaitement au but que nous poursuivons et permettre à ces 140 enfants de retourner à l’école est certainement le plus beau cadeau qu’on puisse leur offrir.

Plus d’infos?

Représentant belge

M. André Mochamps
andre.mochamps@skynet.be

Blog

www.nepal-secours.be


L’école de Shanti

Par trois fois, en 2005, 2007 et 2009, nous avons aidé l’ONG « Népal secours » à réaliser ses projets de construction d’écoles dans la région de Pokhara, au Népal, pas loin de la célèbre chaine de montagnes de l’Annapurna.

C’est monsieur André Mochamps, leur Président, qui nous a sensibilisé au sort des enfants népalais qui vivent dans le dénuement le plus complet, dans un environnement hostile vu l’altitude et le climat rigoureux.

Voici ce qu’il nous disait en 2005 : « Leur niveau de développement est incroyablement bas, comparable à celui des pays pauvres d’Afrique. Il y a là des gens qui n’ont jamais vu un billet de banque et qui survivent en faisant du troc : « Je te donne un œuf, tu me donnes un bol de riz… ». 85 % des adultes ne savent ni lire ni écrire et sont, de ce fait, incapables de changer leur mode de vie et encore moins d’accéder au développement. Si on ne fait rien, leurs enfants subiront le même sort. »

Depuis lors, les choses ont évolué lentement grâce, notamment, à « Népal secours » qui a construit plus de douze écoles, des dispensaires, des laboratoires, du microcrédit etc. dans douze villages du district de Kaski, une région isolée et qui n’est reliée à la grande ville de Pokhara que par une route « praticable » par les camions et les bus.

L’école primaire et secondaire de SHANTI est la dernière à avoir été construite grâce au Gouvernement belge qui a financé le projet. Mais il a fallu vite s’apercevoir que cette école attirerait beaucoup d’étudiants soucieux de suivre les cours dans un environnement plus sûr et permanent. En effet, il existe d’autres petites écoles dans les villages d’alentour, mais elles sont moribondes, elles n’ont aucun moyen et sont souvent logées dans des bâtiments en ruine, sans protection contre les pluies (et la mousson dure quatre mois!), sans protection contre le vent et le soleil brûlant.

« Népal secours » a donc entamé des pourparlers avec les autorités locales et nationales ainsi qu’avec les dirigeants des différentes écoles pour arriver à un accord de regroupement : il faut prolonger la construction de l’école de SHANTI pour qu’elle puisse accueillir au moins 1.250 étudiants dès son ouverture prévue entre mars et mai 2012. L’école aura trois niveaux et comportera 22 classes plus des bureaux et des salles de réunion. Vu l’ampleur du projet, « Népal secours » nous a demandé d’y participer et nous avons choisi modestement de construire les toilettes.

Au Népal, le problème de l’hygiène est un souci constant. Non seulement les écoles mais à peu près toutes les familles sont concernées : elles n’ont pas de toilettes et les gens vont se soulager dans les champs ou la forêt avoisinante. C’est un gros problème de santé publique et il n’est pas facile de modifier fondamentalement le comportement des populations…

Tout le monde est cependant convaincu que c’est à l’école que doit débuter ce changement, par l’éducation à l’hygiène.

« Népal secours » prévoit donc d’adjoindre un bâtiment pour les toilettes dès l’ouverture de l’école, comme il l’a fait dans chacune des écoles qu’il a déjà construites. Nous allons, de notre côté, essayer de récolter un maximum d’euros pour construire un maximum de toilettes. Un devis nous a été présenté, il s’élève à 13.035 €, ce qui est évidemment trop pour nous seuls. Mais si on peut partager les frais, on pourra y arriver.

Plus d’infos?

Représentant belge

M. André Mochamps
andre.mochamps@skynet.be

Blog

www.nepal-secours.be