Assemblée générale d’Enfants du Monde de ce samedi 18 mai

Assemblée générale d’Enfants du Monde ce samedi 18 mai

Lors de cette AG, il y avait les très bonnes nouvelles (notamment la poursuite de notre agrément fiscal pour une période de 6 ans, ainsi que les réussites en ce qui concerne nos maisons et nos projets).

Assemblée générale d'Enfants du Monde du 18 mai 2019

Chaque responsable a fourni des informations et les progrès réalisés dans nos diverses actions.

Assemblée générale d'Enfants du Monde du 18 mai 2019

Mais il y avait aussi les tristes nouvelles : Françoise a évoqué les tensions grandissantes dans quelques pays, notamment au Burkina-Faso, liées au terrorisme djihadiste.

Assemblée générale d'Enfants du Monde du 18 mai 2019

Voici un extrait ci-dessous :

Nous ne pouvons passer sous silence un facteur déstabilisant et nuisible à l’éducation et aux enfants, c’est « … l’impact du djihadisme dans des pays où nous sommes fortement présents.

Parmi les pays que nous soutenons, j’ai repris le Mali, le Burkina-Faso, le Sri-Lanka et, dans une moindre mesure, le Congo.

Tous sont touchés par le même mal, le terrorisme djihadiste.

Si l’on prend le Mali (Koulikoro et Segou, etc.), la situation est identique partout : depuis 2012, les enseignants fuient, 953 écoles ont fermé leurs portes dans le nord du pays et dans le centre.

Un commentaire d’un enseignant, tiré d’un journal local, est assez exemplatif :

« Nous avons reçu un cours magistral sur les bons comportements en islam.

Ils nous ont demandé d’abandonner l’enseignement et d’enseigner le coran ».

Situation similaire au Burkina-Faso, avec une montée en puissance depuis 2016 : 1933 établissements ont été fermés pour cause d’insécurité, 5000 enseignants ont dû fuir et 326.152 élèves ont été empêchés d’aller à l’école.

On menace les enfants qui fréquentent les écoles d’aller en enfer.

La situation a empiré ces derniers mois.

Le 20 mars 2019, deux enseignants ont été tués après avoir été enlevés.

L’objectif, selon le ministre de l’éducation nationale, est de traumatiser le corps enseignant afin qu’ils abandonnent leurs postes.

Il y a quelques jours, le 25 avril 2019, six personnes, dont cinq enseignants burkinabè ont été tuées par des djihadistes dans la région du centre-est.

Les attaques se multiplient contre les écoles (écoles brûlées), mais aussi contre les chrétiens.

Le 28 avril, six protestants participant au culte et leur pasteur ont été tués dans le Nord.

Le 15 février, c’était un prêtre qui était assassiné dans l’est du Burkina ; le 13 mai, 6 personnes présentes à la messe et le prêtre étaient tués à Dablo dans l’église ; le 14 mai, 4 catholiques étaient tués lors d’une procession aussi dans le nord. [note : le 17 mai, un prêtre était aussi tué à Bobodiolasso]

Au Congo, Colette Braeckman, journaliste spécialisée de la RDC, évoque la présence possible de djihadistes dans l’est du Congo.

De jeunes musulmans seraient recrutés au Sud-Kivu pour être envoyés dans le Nord-Kivu pour rejoindre les AFD-Nalu, groupe armé ougandais à mouvance islamique.

Le 19 avril dernier, l’état islamique revendiquait d’ailleurs ses premières attaques en RDC contre des villages.

Pour être complète, nous avons aussi une maison au Sri-Lanka et il est inutile de rappeler l’attentat islamiste contre une église le dimanche de Pâques.

Se voiler la face ne sert à rien.

L’impact djihadiste dans les zones défavorisées, au développement desquelles nous essayons de contribuer, est de plus en plus alarmant.

Que faire, sinon en être conscients, réagir avec détermination contre ces extrémistes et aider plus encore dans ces régions difficiles, notamment en matière d’enseignement.

Et je terminerai en disant ceci : nous ne pouvons que souligner le courage exemplaire de tous nos relais dans ces régions difficiles !

À eux qui, au quotidien, sont confrontés à tous ces troubles et à tous ces défis, nous disons toute notre admiration et tout notre soutien !

Nous nous efforcerons au maximum de les aider et de continuer à promouvoir, au niveau des enfants, l’avenir et le développement de leurs pays. »